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 LES ENFANTS PLACES ISSUES DE FAMILLES PAUVRES

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lenaika
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MessageSujet: LES ENFANTS PLACES ISSUES DE FAMILLES PAUVRES   Dim 22 Avr - 20:10

Les enfants placés sont issus de familles pauvres.

Par MARIANNE GOMEZ in « La Croix » du 15/10/04
D’après l ’Observatoire national de l ’enfance en danger (Oned),il y aurait en permanence en France quelque 135 000 enfants placés, répartis pour moitié dans des familles d’accueil et dans des internats. Ce chiffre recouvre des réalités très hétérogènes. « Il y a des départements qui réalisent beaucoup plus de placements que d’autres, sans que l ’on sache pourquoi », relève Paul Durning, qui dirige l ’Oned.

Certains de ces placements ne durent que quelques moi s, d’autres plusieurs années. Et ils peuvent concerner de très jeunes enfants sans véritable attache parentale, comme des adolescents ayant quitté leur famille à leur demande. Voilà pour le constat global, mais il est difficile d ’en savoir plus. Car les études documentées sont quasi inexistantes.

Comme l’a écrit le psychiatre Maurice Berger dans un livre qui a fait grand bruit (L’echec de la protection de l’enfance), « on dépense cinq milliards d’euros par an pour un dispositif dont on n ’évalue pas les résultats ».

Le seul travail récent sur la question a été fait par Pierre Naves et Bruno Cathala, respectivement inspecteurs des affaires sociales et des services judiciaires. En l’an 2000,ceux-ci ont rédigé un rapport en réponse à une interrogation d ’ATD Quart Monde, qui se demandait si la misère n ’était pas le principal facteur à l ’origine du placement. Réponse, après examen de 114 situations :« S ’il n ’y a pas de décisions de placement qui auraient été prises du seul fait de la misère financière des parents, la très grande majorité des situations de séparation ont comme arrière fond des situations de pauvreté et de précarité. » Le constat n ’étonne pas vraiment car la misère va rarement seule. Le même rapport a ainsi observé que les rai sons les plus fréquentes à l ’origine du placement étaient les carences éducatives (dans la moitié des cas), puis les difficultés psychiques des parents, des conflits familiaux ou encore l ’existence d ’un alcoolisme ou d’une toxicomanie chez l ’un ou l’autre des parents (plusieurs de ces facteurs pouvant se cumuler).
Dès lors, il s’agit de savoir si la séparation d’avec la famille est la solution adaptée. La réponse ne va pas de soi. « Il est difficile d ’augurer ce qu ’aurait été l ’évolution de ces enfants sans placement »,poursuit Paul Durning. On connaît toutefois les principales failles du dispositif. Pierre Naves relève ainsi que les placements sont souvent réalisés dans l ’urgence,« sans que soient étudiés suffisamment les parcours des jeunes ». Résultat : bien souvent, l’enfant se trouve ballotté de décision en décision, de centre en centre, et ces parcours chaotiques font sur lui des ravages.
Autre problème, soulevé par Marie-Christine Le Boursicot, membre du Conseil supérieur de l ’adoption (CSA) : « D ’après l ’article 350 du code civil, l ’enfant placé dont les parents se sont manifestement désintéressés pendant un an est déclaré abandonné. Or dans la réalité, ça ne se passe pas comme ça car on reste dans une logique de préservation du lien familial .Du coup, beaucoup d ’enfants délaissés de fait voient quand même leur placement reconduit et ne peuvent être adoptés. »
Le CSA s ’est donc attelé à une réflexion sur l ’article 350 et, plus largement, sur le placement. Le ministère de la famille a, de son côté, mi s en place des groupes de travail. Paul Durning, lui, milite pour « une formule plus souple que le tout ou rien ». On pour rait ainsi « expérimenter les placements du week-end, car on sait que les problèmes de maltraitance surviennent en fin de semaine, lors de soirées trop alcoolisées ». En tout état de cause, conclut-il, « il faut travailler avec les parents » : ce qui paraît évident, mais est loin d’être toujours le cas.
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